• 30 avr.

La bourse n'est pas un casino : ce qu'on apprend en construisant Savvy

  • Savvy

Quand on parle d’investissement autour de nous, on entend souvent “jouer en bourse”. Pas investir. Jouer. Et ce mot change tout. Il installe tout de suite une distance, une méfiance, parfois même une vraie peur. D’ailleurs, une étude Yomoni sortie en mai 2025 montre que 79% des Français considèrent le loto comme moins risqué que la bourse. 79% ! Alors que la probabilité de gagner à l’EuroMillions est de 1 sur 139 millions...

Cette perception ne sort pas de nulle part. On a tous une histoire comme ça autour de nous. Un oncle qui a tout perdu sur des actions Fortis en 2008, des proches touchés par la chute d’Enron, cette entreprise américaine qui s’est effondrée après une fraude massive. Et ces histoires marquent, elles restent et elles construisent une idée : la bourse serait imprévisible, dangereuse, presque un casino.

Mais en réalité, ce n’est pas la bourse qui est un casino. C’est une certaine façon d’y entrer. La plupart des mauvaises expériences ont le même point commun : quelqu’un a misé beaucoup d’argent sur une seule entreprise, sans comprendre ce qu’il faisait, ni pourquoi il le faisait. Et quand cette entreprise a chuté, il a tout perdu. Dans ces conditions-là, oui, ça ressemble à du jeu. Mais investir sur le long terme, comprendre ce qu’est une action, diversifier ses placements, utiliser des ETF pour répartir le risque, ce n’est pas du hasard, ce n’est pas une mise, c’est une stratégie.

Ce qu’on essaie de faire dans nos ateliers, ce n’est pas de convaincre que la bourse est “bien” ou que tout le monde doit investir. C’est de remettre les bases à plat : comprendre ce qu’est une action, un ETF, et surtout comprendre le rôle du temps dans l’investissement. Parce que très souvent, ce n’est pas la peur qui bloque. C’est une peur basée sur des idées jamais vraiment clarifiées... Et dès que ces bases deviennent claires, la perception change complètement !

La vraie question, ce n’est donc pas “la bourse est-elle risquée ?” mais plutôt : “est-ce que j’investis en comprenant ce que je fais, ou à l’aveugle ?” Et vous, cette différence-là, vous l’aviez déjà faite ?

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